Ben voilà, ça fait longtemps que je n'écris plus ici.
Ce qui ne veut pas dire que je n'écris plus !!!
J'écris ailleurs. Mais là, j'ai eu envie de revenir parce que ici on est plus anonyme, plus tranquille. Plus cool. On peut dire ce qu'on veut et peu m'importe qui me lit. Ce qu'on pense de moi. Ceci est mon espace,mon univers.
J'ai rencontré beaucoup d'hommes depuis ma séparation. Depuis le décès de Mo. Beaucoup pour de simples rendez-vous. Accordés par moi... Peu ont vraiment comptés. Peu de belles rencontres. Mais comme c'est la qualité de mes relations qui m'importe, je dirais que toutes mes rencontres m'ont enrichies.
J'ai d'ailleurs gardé deux amis. Un John, pour qui je compte un peu je crois à l'entendre parler de moi.
Un autre qui va devenir un ami j'espère : mais celà ne fait pas si longtemps que je l'ai quitté et donc là il est affecté je crois. C'est Patrice.
Un copain/câlin... Michel. On se voit, et quand chacun de nous est seul : inévitablement il y a "rapprochement" temporaire... Temporaire car à chaque fois je crois vraiment qu'il s'interesse vraiment à moi et non simplement à ma plastique. Mais là, je crois que j'en ai fait le tour. Il est gentil mais c'est un handicapé de l'amour. Un estropié.
Puis, dernièrement, une belle rencontre. Ici, sur le net. Par hasard. J'ai un autre blog ailleurs. Il l'a vu. Il m'a laissé des commentaires. Il m'a adressé des messages. Et très vite nos échanges étaient quotidien. De là est née une belle amitié.
Puis un jour, alors que nous parlions chacun de nos sentiments, de notre vie affective, je lui dis et toi ?
Il m'avoua alors avoir rencontré quelqu'un. J'étais contente. C'est un homme marié. Il a eu un enfant avec sa femme il y a 16 mois. Mais leur couple était déjà au bord de la rupture. Cette grossesse, ils ne s'y attendaient pas car on leur avait dit qu'ils ne pourraient pas avoir d'enfant ensemble. Et donc, la vie a repris le dessus et Maylis est née. Comblant aussi bien son papa et sa maman dans leur désir d'être parent mais ne sauvant pas l'amour.
Bien au contraire. Moi vu de l'extérieur, je sentais que cet homme était dans un vide affectif total. Aucune communication avec sa femme... Plus d'échange, plus de tendresse, plus rien en fait hors mis des reproches incessants...
Et j'étais contente à l'idée que son coeur batte à nouveau.
Je l'invite donc à me raconter. Et très volontier, il se plie et me décris peu à peu sa belle.
Et au fil des lignes, un doute s'installe en moi. Mais de qui parle t'il ? Tandis qu'il me parlait de cette femme, je lui parlais de moi, de mon attirance pour ce fameux Michel, de mon désir de quitter Patrice, de ma difficulté à le faire.
Peu à peu, je me suis reconnue dans sa description. Et il a fini par m'avouer qu'il craquait complètement pour moi. Et j'en étais sur le cul. Ce n'était pas le moment pour moi. Pas encore séparée, Et même pas eu le temps de pleurer ma solitude ou de regretter. J'ai trouvé la force de quitter Patrice et les choses entre nous se sont un peu précipitées. Un apéro pour notre première rencontre. Un restaurant dans les jours qui ont suivis. Et toujours ce besoin de parler ici sur msn, chaque jour durant des heures tardives parfois. Des textos, des coups de fil, plein de mots d'amour, d'attention ont eu raison de mon coeur. J'ai craqué.
Resultat des courses : je vois un homme marié. Vraiment, ce n'est pas très beau. Mais je n'y peux rien. C'est arrivé comme ça. Sans que je le veuille vraiment. Sans même que lui le veuille.
Alors bien sûr, vous risquez de vous dire : quelle salope cette fille avec tous les célibataires qu'il y a !!!!!!!!! Vous aurez peut être raison. Nous n'aurions jamais dû nous voir mais aujourd'hui, nous savons que celà était innévitable.
D'abord on ne quitte pas sa femme (mariage et tout le tralala) comme ça, du jour au lendemain. Ensuite, il ne pouvait pas prévoir et moi non plus. Et d'ailleurs ce qui m'a insité à lui répondre au début c'est justement qu'il n'était entré en contact avec moi que pour une relation amicale. Car me disait-il : je suis marié. Et même si je n'aime plus ma femme, je ne veux pas d'une relation extra conjugale. Soit je la quitte et à ce moment là, on verra. Soit, je ne la quitte pas ce qui est le cas et je ne cherche qu'une amie.
Malheureusement, nous avons été pris à notre propre piège.
J'ai eu une déclaration des plus romantiques. Vraiment.
Mais aujourd'hui, pour le coup, il est un peu dans la merde lui. Car il espérait ne pas partir, voir grandir sa fille et tant pis pour sa vie affective. Seulement, maintenant, je lui suis nécessaire. Je lui manque. Il ne veut pas me perdre.
Nous verrons bien.
Car moi aussi je ne veux pas le perdre. Moi aussi, j'aimerai que les choses soient différentes et qu'il soit déjà séparé. Moi aussi, je veux une vraie relation. J'espère que son amour pour moi va lui donner la force de quitter sa femme, leur fille. De renoncer à rentrer le soir même tard pour aller faire un tour dans sa chambre et l'embrasser, lui changer sa couche. Entendre son rire, jouer avec elle.
Ceci dit, la vie est si insupportable chez lui qu'il rentre de plus en plus tard. Qu'il part souvent en déplacemments. Et qu'il ne reste que très peu chez lui. Qu'il apprécie d'être seul avec sa fille pour savourer des moments d'intimité.
Bref, il ne l'aurait qu'une partie du temps comme tous les papas divorcés, il pourrait sans doute plus en profiter. ... Mais c'est à lui d'en juger.
Je crois moi qu'il va passer les fêtes de fin d'année avec sa femme et sa fille. Profiter de Noël, de cette magie qui se dégage à ce moment là.
Et je pense qu'en janvier, il risque fort de tout envoyer en cul.
Ca va vraiment mal et notre rencontre n'arrange rien car il compare. Et tout ce qu'il avait oublié, tout ce qu'il n'avait plus il l'a à nouveau avec moi. De la tendresse, du dialogue, de la compréhension etc... du coup, sa femme lui parait de plus en plus insupportable. Et il est de plus en plus indifférent.
Je regrette beaucoupde dire celà. De vivre celà et d'être à l'origine de cette explosion. Mais bon je ne suis qu'un accélérateur. Sans moi, il aurait pris sa décision un jour ou l'autre. Avec moi, celà ne fait qu'accentuer les différences. Disons qu'avant de me connaître il ne savait pas à quel point il était malheureux.
voili voila...